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Journal du Jura 26.01.2006 [ retour
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COUPOLE | Festival biennois, 30 ans déjà / En hommage à Wilson Pickett Avec quelques mois d'avance sur le Paleo
de Nyon, le «Festival biennois» de rock s'apprête
à souffler cette fin de semaine ses trente premières bougies. Cette année-là, Cloclo électrisait les foules, Jimmy Carter accédait à la Maison-Blanche, lors de la séance de tirs aux buts, Panenka humiliait la grande RFA au terme de la finale du championnat d'Europe de football, des émeutes embrasaient Soweto, Rudolf Gnägi devenait président de la Confédération, la canicule faisait des ravages dans toute l'Europe, Jacques Chirac démissionnait de son poste de Premier ministre et le groupe Brother-hood of man remportait le Concours Eurovision de la chanson pour le Royaume-Uni (la Suisse terminait deuxième grâce à Peter, Sue and Marc et leur chanson «Djambo, Djambo»!). Mais en 1976, l'événement planétaire le plus important fut bien sûr la tenue du tout premier «Festival biennois» de rock. Certitude: il s'était tenu au Théâtre de Poche. Incertitude: sa première affiche. «Sauf erreur, il y avait deux groupes: les Top Rats et les Trams qui chantaient en dialecte», croit se souvenir le créateur de cette manifestation, René Triponez. Mais sa mémoire flanche... En organisant le festival, le chanteur des actuels Yellow Snow et ses acolytes poursuivaient deux buts: offrir une tribune aux groupes rocks biennois et défendre leur cause, via une Communauté d'intérêts, éphémère syndicat du rythme. Trop à l'étroit sur les planches de la vieille ville, la manifestation s'exile temporairement au Palais des Congrès flambant neuf mais déjà froid, puis dans le légendaire Hirschen de Boujean où il atteint son rythme annuel de croisière. «Certaines éditions étaient complètement folles avec plus d'un millier de spectateurs», poursuit René Triponez qui, cette fois-ci, s'en souvient très bien. Il prend ensuite racine dans la Coupole où il a désormais installé ses quartiers d'hiver. G. & The Swing Machine, Les Vampires, Pull My Daisy, The Libertynes, Fishnet Stockings, The Ventilators, Salmonella Q, Radio Borowitch, liste non exhaustive: tout ce que Bienne et la région comptent comme groupes de rock se succèdent dans une atmosphère enfumée et souvent déjantée. Il y a neuf ans, René Triponez a passé la main à son cadet, Tristan, comme lui introverti à la ville «mais qui est beaucoup plus professionnel». Pour ce trentième anniversaire, une vingtaine de groupes vont enflammer cette fin de semaine les deux scènes du Centre autonome. Rock, funk, blues, grunge, punck-rock, rythm'n'blues, indie ou soul: de 22 heures au petit matin, ça va swinguer. Des néophytes, mais aussi quelques habitués. Comme Simon Gerber qui vient sur le dernier CD de The Lovejoys de ressusciter la version allemande («Komme gib mir deine Hand») du premier tube des Beatles («I want to hold your hand») ou bien sûr les Yellow Snow qui promettent de rendre hommage au déjà regretté Wilson Pickett. Vendredi sur le coup de minuit, «Mustang Sally» un des plus grands tubes de la légende de la soul music devrait illuminer la Coupole. M. H.. 30e Festival biennois, vendredi 27 et samedi 28 janvier à la Coupole. Ouverture des portes à 21 h. Infos sur le site: www.borowitch.ch |
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